Le Cahier de la Ressource en Eau

The Caribbean Geophysical and Numerical Research Group (Le Groupe de Recherche Caribéen en Géophysique et Systèmes Numériques) est fier de vous annoncer la parution du premier cahier sur la ressource en eau de la Guadeloupe édité par l’OREC Guadeloupe intitulé : « LA RESSOURCE EN EAU ET LE CHANGEMENT CLIMATIQUE »

Ce document est le fruit d’un travail collaboratif du comité technique sur la ressource en eau du Groupe Régional d’Expert du Climat (GREC) Guadeloupe composé d’une dizaine de membre provenant de l’Université des Antilles, du BRGM, de l’IPGP-OBSERA, l’INRAe, Flè Kawbon, Office de l’Eau Guadeloupe, de TCGNRG et encadré par l’OREC Guadeloupe (Mesdames Cynthia Bonine et Amélie Belfort).

La rédaction du document a été confiée à Jean-François Dorville et Romain Rochette qui n’a malheureusement pas pu aller au bout du projet par manque de temps.

Le document est destiné aux institutions et au grand public. Il fait un inventaire de la ressource disponible, présente les projections climatiques et leurs effets attendus mais aussi les actions possibles pour les atténuer.

Le document est composé de 40 pages, 22 illustrations, 4 tableaux et 20 photographies. Il est organisé en quatre grandes parties :

  • Une présentation du climat de la Guadeloupe et ses principales caractéristiques
  • Un inventaire de la ressource en eau, principalement celles qui bénéficient d’un suivi administratif
  • Une présentation des prévisions climatiques, essentiellement provenant des projections à l’horizon 2080 du projet C3AF (scénario GIEC RCP8.5) et ces effets attendus sur la ressource et les usages de l’eau
  • Une présentation des leviers d’action, les moyens et les méthodes disponibles pour atténuer les effets avenir.

Le document est librement téléchargeable sur le lien suivant : Cahier_de_l_eau

TCGNRG espère qu’il deviendra un document de référence pour la grande région Caraïbe. Nous restons disponibles pour répondre à toutes questions sur ce sujet (contact@tcgnrg.com).

Lien YouTube de présentation de la vidéo sous-titré

Lien vers article dans la presse

RCI Guadeloupe (13/11/2020) : https://www.rci.fm/guadeloupe/infos/Environnement/Un-cahier-pour-comprendre-la-ressource-en-eau-et-le-changement-climatique-en

France Antilles Guadeloupe (11/11/2020) : https://www.guadeloupe.franceantilles.fr/actualite/environnement/un-webinaire-sur-la-ressource-en-eau-en-guadeloupe-et-le-changement-climatique-580152.php

France Antilles Guadeloupe (17/11/2020): https://www.guadeloupe.franceantilles.fr/actualite/environnement/nos-enfants-devront-apprendre-a-economiser-l-eau-580483.php

Journée Nationale de la Qualité de l’Air (18/09/2019)

La France célèbre sa journée nationale de la qualité de l’air le 18 septembre sous l’égide du Ministère de la Transition Écologique et Solidaire.

La qualité de l’air à un effet immédiat sur la santé pour au moins trois éléments essentiels :

  • nous vivons en permanence dans l’atmosphère, à part de courts passages dans de milieux liquide, entre 0 et 15 km au-dessus de la surface de l’eau (couche limite atmosphérique), notre peau et la plus part de nos muqueuses sont en contact permanente avec l’air et ces composés
  • nous devons inhaler au moins 10 à 30 mille litre d’air par jour pour produire l’énergie nécessaire à la vie à l’aide de l’oxygène disponible
  • la forte concentration et diversité de particules fines et de molécules en suspension dans l’air composé d’azote (78 %), d’oxygène (21 %) et autres gaz
Description de la Couche Limite Atmosphérique

Les activités humaines (utilisation de pesticide, combustion de matière fossile et organique), géologique (volcanisme), météorologique (brume de sable) et biologique (fermentation d’algues tassées humides) entre autre, peuvent perturber les concentrations de l’atmosphère et donc sa qualité sur des périodes plus ou moins longue.

Afin d’évaluer qualitative et quantitativement la qualité de l’air dans lequel nous nous déplaçons, et nous respirons des indices ont été mises en place.
Il repose sur la détermination d’une valeur ou d’une couleur indiquant la qualité par rapport à un air de qualité normale ou le risque lié à des particules ou des molécules particulière.
Devant le nombre considérable de particule, les indices regroupent plusieurs voir la totalité polluants.
L’indice atmosphérique (indice ATMO) utilisé en France tient compte de l’Ozone (O3), le Dioxyde de Soufre (SO2), Dioxyde d’Azote NO2 et le PM10 (particule allant jusqu’à 10 micromètre de diamètre). Les évolutions futures de l’indice prévoir l’utilisation des PM25.

Valeur de concentration des polluants utilisé pour calculer l’indice ATMO

L’information de la qualité de l’air doit être corrélée avec nos comportements.
Placé dans un bac a ordure tout être conscience va chercher à s’en extraire rapidement sauf mission particulière.
Une atmosphère de mauvaise qualité doit être évitée.
Il est donc regrettable qu’avec l’information sur les indices atmosphérique ne soit pas clairement demandé au personne d’éviter les comportements à risque immédiats comme les panaches de fumé des cuissons à l’étouffé au charbon de bois (fortement producteur de particules fine) ou courir le long des routes et autoroutes en fin de journée pendant les fortes affluences.
Parler de situations pas assez palpables (cad pas visible ou trop éloignées) ne permet pas la conceptualisation de la pollution, rend la notion trop abstraite et ne permet pas l’acceptation de comportement fortement impactant sur les modes de vie et l’économie. Mais assure une vie meilleure plus en santé, plus apaisé et moins violente.

L’information, surtout celle travaillée comme les indices, veut dire quelques que chose et doit être comprise et acceptée. TCGNRG participe à cette compréhension et cette prise de conscience à l’aide de formations adaptées, de conseils et de modélisations atmosphérique et de comportement humain, n’hésitez pas à nous consulter pour plus d’information.

Indice atmosphérique à l’échelle mondiale : https://waqi.info/fr/

#JamGreenDesal #Fr Blog #2

Le désalinisation est le processus qui permet d’éliminer la majeure partie des minéraux dissous en excès dans l’eau salée (eau de mer, eau souterraine ou lac salé). Plusieurs méthodes sont disponibles: filtration (osmose inverse), thermique ou chimique.

Le Jamaican Green Desalination Project (Désalinisation Verte en Jamaïque) vise à concevoir une installation de dessalement adaptée alimentée par les énergies vertes disponibles en Jamaïque (vent, solaire et vague). Ce second poste présente les principes de base de la désalinisation. Toutes ces méthodes nécessitent de l’énergie pour séparer les minéraux (ex: NaCl, Mg (OH) 2, CaSO4, etc.) de l’eau (H2O).

Une enquête est toujours en cours pour mieux comprendre la relation entre la Jamaïque et l’eau douce. Si vous avez 5 minutes et que vous résidez ou avez résidé en Jamaïque, aidez-nous et répondez au sondage sur le lien

#EnergiesVertes #BesoinEnEnergie #EnergiesRenouvelables #Desalinisation #ChangementClimatique #EauPotable

#JamGreenDesal : Sondage Eau Douce en Jamaïque

Afin de récupérer des informations essentielles sur l’eau douce et la Jamaïque pour le Jamaican Green Desalination Project (Desalination Verte Jamaïcaine, #JamGreenDesal), UWI Mona et le TCGNRG lancent une enquête publique sur l’eau douce en Jamaïque. L’objectif est d’avoir environ deux mille réponses pour avoir un point de vue significatif sur cette relation complexe qui deviendra plus difficile avec l’effet du changement climatique. Le triplet développement économique – respect de l’environnement – bien-être humain est antagoniste et demandera de nombreuses connaissances pour parvenir à un équilibre.

Nous vous invitons à répondre et à diffuser le lien du sondage qui sera ouvert jusqu’en octobre 2019.

https://tinyurl.com/y5s3e3e6

Les résultats du sondage seront disponibles sur la page Web du TCGNRG très rapidement

#JamGreenDesal #Fr Blog#1

Quelques nouvelles: Le projet ‘Jamaican Green Desalination Project’ (#JamGreenDesal) a été officiellement lancé dans sa phase publique. Ce projet est une collaboration entre l’Université des West-Indies de Jamaïque (UWI Mona) et le TCGNRG. Dirigé par Zachary Williams à travers son Master. Pour plus d’informations suivre la page officielle du projet.

Ce projet tente de créer des outils permettant de concevoir une centrale de désalinisation alimentée par des énergies renouvelables (c’est-à-dire : solaire, éolien, énergie des vagues)

En parallèle, une enquête est en cours pour mieux comprendre la relation entre la Jamaïque et l’eau douce. Si vous avez 5 minutes et que vous résidez en Jamaïque, aidez-nous et répondez au sondage sur le lien

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSc2CE4qNqlVrc5sp3uxKOlZx4khx4jwfT-LVzd8c3ajuvypQg/viewform?usp=pp_url

Sargasses sur la côte ouest de la Martinique

Illustration 1 : Données océanographiques et météorologiques du début juin 2019

Le 1 et le 2 juin 2019 des échouages de sargasses ont été observés sur la côte caraïbe de la Martinique (Fort-de-France, Schoelcher). Ce type d’échouage est rare, depuis 2011 et la sur-abondance de radeaux dérivant de sargasses dans l’Atlantique Nord et la mer des Caraïbes.

Chaque année un ou deux échouages sont observés sur cette côte de Fort-de-France au Prêcheur. Ils n’ont lieu qu’en cas de conditions océanographique et météorologique favorable.

La panne des Alizés ressentie après le passage d’une onde tropicale a favorisé l’action des courants marin de Sud-Ouest. Les bancs de sargasses remontent généralement vers le nord en longeant la côte caraïbe poussés par le vent d’Est et les courants marins. Ce dimanche 2 juin les algues pélagiques ont pu être piégées par les eaux peu profondeurs des criques et des baies.

En deux jours de présence, la décomposition des algues à obligé leur ramassage sur la petite crique artificialisée de Batelière à Schoelcher (200m x 500m), du fait d’émanation de di-oxyde de sulfure et d’ammoniac (SO2, NH3). Cette rapide décomposition peut évidement s’expliquer par l’age des radeaux qui se sont échoués. Mais aussi par les températures de l’eau (27.9-28.5°C) relativement élevé qui diminue les concentrations d’oxygène dissout dans l’eau de l’ordre de 1 à 2 mg par litre et donc la décomposition anoxique (c-a-d sans oxygène).

La qualité des eaux est un autre élément à prendre en compte. Seule la qualité pour la baignade est suivit en continue. La dernière carte, éditée par l’ARS, disponible de (voir illustration 2) indique pour la plage de la Batelière à une qualité ‘bonne’. Cette mesure est trompeuse car elle n’indique que la fréquence de la présence de certaines bactéries d’origine fécale mais pas la capacité de l’écosystème à résister à une pollution anthropique ou naturelle.

Illustration 2: Carte de la qualité des eaux de baignades Martinique 2018

Les eaux de ruissellement lié à cette onde tropicale (donner un nom) à dégrader la qualité de l’eau, sur le point biologique et physico-chimique, rendant la zone plus sensible à la présence de grande quantité d’organisme vivant.

Il est essentiel de tenir plus compte de la qualité des eaux de baignade dans la détermination des zones exposé au risque de pollution par décomposition des algues de type sargasse. Afin de mieux préparer les procédures de ramassage et les équipements nécessaires.

TCGNRG peut vous aider à concevoir de meilleurs cartes de risque de sur-concentration d’algue en fonction des conditions environnementales et de mieux adapter vos procédures de ramassage et de valorisation de la matière organique. N’hésitez pas à nous contacter

Publication sur l’analyse des concentrations d’ozone atmosphérique (03) et d’oxyde d’azote (NOx)

Carte des limite de  la zone d'étude de la pollution 03 NOx
Carte Zone d’étude (Plocoste et al. 2018)

TCGNRG a récemment publié en collaboration avec l’Université des Antilles un article sur la qualité de l’air dans le centre de l’archipel de la Guadeloupe.

Résumé court en français
Cet article présente une étude sur les concentrations d’ozone atmosphérique (O3), d’oxydes d’azote (NOx = NO + NO2) et de leur variabilité dans l’air ambiant sur trois sites d’un archipel en zone tropicale modérément urbanisé. Une analyse statistique a été effectuée sur un ensemble de cinq années de mesure (2008-2012) presque complète (> 80%). Il n’existe que peu d’études sur ces polluants et leur comportement saisonnier dans la zone Caraïbes, où les niveaux de pollution et la configuration des villes sont différents de ceux des mégapoles. Les analyses sont axées sur les variations de polluants à l’échelle du jour, de la semaine et de la saison, en utilisant des données horaires. Les observations montrent que les concentrations de NOx sont plus élevées pendant la saison des pluies, alors que les concentrations d’O3 sont plus élevées pendant la saison sèche. L’amplitudes des variations de l’ozone sont fortement influencées par les conditions météorologiques (température, rayonnement global et vitesse du vent) et les niveaux d’oxyde d’azote. Un effet dit « ozone week-end effect » a été détecté avec une amplitude maximale dans la ville, où l’activité anthropique est la plus faible pendant le week-end. En raison de la nature et de l’origine des polluants, les émissions de NOx présente une plus grande variabilité temporelle que l’O3. Nos résultats démontrent le besoin de mesurer en continue les composés organiques volatils (COV) afin de mieux quantifier leur contribution à la formation d’O3 dans un contexte insulaire où de nombreuses sources naturelles ont déjà été identifiées.

Répercussion de l’étude
L’analyse statistique des cinq années de mesure de concentrations de NOx et d’O3 à été réalisé pour une zone faiblement industrialisée de la région Caraïbes. La qualité de l’air respecte les normes de l’Organisation Mondiale de la Santé pour ces composants, leur distribution spatiale, les sources de pollution et le niveau d’industrialisation. Les observations montrent les mêmes comportements que ceux observés dans les mégapoles mais aussi un fort impact des conditions météorologiques et du trafic routier. Les comportements de O3 ne peuvent pas être entièrement expliqués sans tenir compte des COV. La localisation et le type des Stations de la Qualité de l’Air (AQS) devraient être reconsidérés pour améliorer la précision des mesures de concentration de polluant et mieux comprendre leurs comportements.

Où le trouver
L’article est disponible sur le site de l’éditeur Taylor & Francis
Pour plus d’information vous pouvez nous contacter sur : contact@tcgnrg.com

Journée Mondiale de la Lutte Contre la Sécheresse et la Désertification (17 juin 2018)

17 juin 2018,  Journée Mondiale de la Lutte Contre la Sécheresse et la Désertification.

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 Le climat mondial et ses variations modifient les apports en eau d’une région à l’aide de la pluviométrie et influencer les bilans hydriques entre autres par l’évapotranspiration. Mais à l’échelle d’une ville, d’une commune d’un quartier l’entretien des sols, des rivières, des lacs et de la végétation de surface est déterminant pour la captation de l’eau. Vos actions de tous les jours peuvent réduire de façon significative les effets des périodes de sécheresse à venir.

Le TCGNRG peut vous aidez à gérer vos environnements à ces échelles afin de limiter les effets des sécheresses et les dommages irréversibles dû au manque d’humidité (c-a-d désertification).