Journée Mondiale des Zones Humides

Les zones humides sont des zones essentielles pour la biodiversité et la disponibilité d’eau pour l’environnement. Trop souvent, en milieu tropical, ces zones sont confondues avec les zones de mangrove qui les composent. Mais elles sont bien plus étendues et possèdent de nombreuses nuances qui en font des zones trop peu connues et étudiées.

#JMZH2021 #ZonesHumides2021

Pour en Savoir plus lire le cahier de la ressource en Eau Guadeloupe

http://www.synergile.fr/doc/publication-grec-la-ressource-en-eau-et-le-changement-climatique/

Journée mondiale du sol 2020

Une journée pour se rappeler du rôle majeur du sol dans nos vies, pour se nourrir, boire, respirer et se loger. Le sol participe au fonctionnement de la Biosphère comme l’eau et l’ai.

Les dernières pluies de septembre à novembre dans la Caraïbe étaient liées à des cyclones, des ondes tropicales ou des fronts. Elles ont fortement déstabilisé les sols, déclenchées des glissements de terrain et généré des inondations.

Le sol, notre sol est dans un état dramatique, dénudé, pollué par des phytosanitaires (Chlordécone, glyphosate, etc.), submergé par les eaux usées, asphyxié par le béton, dont la vie -activités biologiques et micro-biologiques- est perturbée par la vie moderne.

En cette journée, il faut espérer que nous prendrons tous conscience de la situation et des risques qui pèsent sur nos vies maintenant !

Glissement de terrain, novembre 2020, Martinique, DFA
Glissement de terrain, novembre 2020, Martinique, DFA

Plan Chlordécone IV : consultation publique

Figure 1. Infographie du Plan Chlordécone IV selon TCGNRG

Les préfectures de Guadeloupe et de Martinique ont lancé une consultation du futur plan chlordécone du 19 novembre au 18 décembre 2020 . La volonté est de co-construire ce quatrième plan 2021-2027, avec la population. Les objectifs de cette démarche sont claires : permettre l’adhésion de la population et rendre le sujet moins clivant.

Il est vrai que la pollution des terres par 300 tonnes d’un pesticide organique persistant entre 1972 et 1993 a eu des effets. La toxicité de la molécule était connue dès 1975 (accident de l’usine de Hopwell en Virginie, USA). Le monde agricole a bénéficié de dérogations ministérielles pour sa vente et son utilisation. Les effets sont importants sur la santé de la population, l’agriculture, la pêche et la production et la distribution d’eau potable. La molécule mettra de 300 à 600 ans pour être totalement transportée du sol à la mer par effet lessivage.
De nombreuses mobilisations ont eu lieu ces dernières années, violemment réprimées par les forces de l’ordre et la justice.

Le Chlordécone (C10CL10O) a été utilisé contre le charançon du Bananier (Cosmopolites sordidus) mais aussi contre les fourmis manioc (Acromyrmex octospinosus) et les escargots géants d’Afrique (Lissachatina fulica). Son utilisation n’est pas spécifique aux Antilles Françaises. Elle est avérée entre autres en Afrique, Europe de l’Est pour la culture de la pomme de terre et en Guyane Français sous la forme de Mirex (C10Cl12) contre les fourmis manioc.

Le plan propose six (6) stratégies qui conviennent d’être étudiées. Le budget prévisionnel est de 92 M€ (dont 6 M€ fond européens et collectivités locales) soit 15,3 M€ par an, moins de 20 € par habitant et par an, moins qu’un test sanguin de dosage du Chlordécone à 80 € (voir Figure 1).

L’analyse détaillé de la première version du plan Chlordécone IV questionne encore sur les objectifs d’une démarche qui cherchent à allier des problématiques de santé, d’alimentation, de recherche, de formation tout en tenant compte de la situation socio-économique. Ce plan destiné aux Antilles Françaises semble plus se focaliser sur la forme de la démarche que sur le fond et la recherche de résultats durables.

Deux points sont particulièrement inquiétants

L’objectif de la stratégie de la « Recherche » (28 % du budget)
« L’objectif de cette stratégie est de développer une recherche transversale prenant en compte les attentes de la population locale, sous le pilotage d’un comité scientifique ayant une vision globale des impacts du chlordécone, et plus largement des autres pesticides. »

Donc un financement allant jusqu’à 27M€ avec pour seul objectif d’avoir des projets transversaux qui répondraient aux attentes (pas forcément aux problèmes) de la population. Nous somme très éloignés de la recherche scientifique, d’hypothèses à valider et de recherche de solutions valables.

Le second point est la stratégie « Socio-Économique » (6 % du budget)
qui visera entre autres « […]la modernisation des outils de pêche et d’aquaculture. » et « […]la pêche durable ». Dans un contexte de baisse de la ressource particulièrement en mer des Caraïbes et de relargage du chlordécone des sols lessivés par les pluies tropicales il semble étrange de chercher à parler de pêche durable.

La pêche est une activité de collecte de denrées dans un espace géographique ouvert, sans frontières physiques. Il est difficile d’évaluer la ressource en continue et d’assurer sa pérennité et donc sa durabilité.

Du fait des nombreux imprécisions et du caractère politique de cette première version du plan Chlordécone IV, il est important que la population s’exprime. Elle doit faire remonter ses doléances et pointer les insuffisances de cette première version. Afin que l’intérêt majeur qu’est la santé des populations soit vraiment prise en compte, tout en assurant la continuité des activités agricoles et de la production halieutique ainsi que la préservation de bio-diversité.

Lien vers la consultation publique : https://consultationpublique-chlordecone.fr/

Un Nouveau Master de Philosophie en Physique Appliquée

‘‘The Jamaican Green Desalination Project’’ (le Projet Jamaïcain de désalinisation vert) est heureux de vous annoncer que le Master de Philosophie associé au projet a été validé en septembre 2020 par l’Université des West Indies (Campus de Mona). La thèse de Mphil est intitulée “RENEWABLE ENERGY FOR DESALINATION PROCESS: EFFICIENCY AND ENVIRONMENTAL IMPACTS IN A TROPICAL ISLAND USING DIGITAL TOOLS” (LES ÉNERGIES RENOUVELABLES POUR LA DÉSALINISATION : EFFICACITÉ ET IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX POUR LES ÎLES TROPICALES À PARTIR D’OUTILS NUMÉRIQUES)

Page de titre de la thèse de MPhil de Williams

C’est un projet initial de trois ans, fruit de la collaboration du TCG•NRG et UWI Mona. Ce projet de recherche est innovant pour la Jamaïque et propose d’utiliser l’Osmose Inverse alimentée par des Énergies Renouvelables. Le travail effectué donne une vision de la ressource en eau douce et en Énergies Renouvelable à partir de presque 50 ans de données. Des cartes des meilleurs emplacements pour produire de l’eau douce à partir des énergies renouvelables (c-a-d, éolien, solaire et énergies des vagues), des besoins en eau douce et des impacts des déchets aussi appelés sous-produit (c-a-d la saumure) sur les zones côtières ont été dessinées pour la Jamaïque. L’impact des stations de désalinisation alimentées par les Énergies Renouvelables a été évalué en équivalent de tonnes carbone et les volumes d’eau salée nécessaires pour diluer la saumure générée par le processus de désalinisation.

La Jamaïque a un nouveau Master de philosophie en Physique Appliquée nommé Zachary Williams. La thèse sera disponible en téléchargement dans quelques mois.

Ces trois années de recherche ont défini une méthode pour sélectionner :

  • le type de procédé de Désalinisation sur la base des conditions environnementales.
  • Le type de ferme hybride d’Énergies Renouvelables sur la base de la ressource disponible.

Cette étude a permis la conception d’un simulateur numérique, utilisant entre autre des méthodes de SIG, pour évaluer la production d’Énergie Renouvelable sur la base des données historiques. Ces outils permettent l’évaluation de la production d’eau douce et de déchet pour la prochaine décennie.

L’un des principaux résultats est la génération d’une carte des meilleurs emplacements d’une usine de désalinisation à alimentation avec des énergies vertes (voir figure)

Le Cahier de la Ressource en Eau

The Caribbean Geophysical and Numerical Research Group (Le Groupe de Recherche Caribéen en Géophysique et Systèmes Numériques) est fier de vous annoncer la parution du premier cahier sur la ressource en eau de la Guadeloupe édité par l’OREC Guadeloupe intitulé : « LA RESSOURCE EN EAU ET LE CHANGEMENT CLIMATIQUE »

Ce document est le fruit d’un travail collaboratif du comité technique sur la ressource en eau du Groupe Régional d’Expert du Climat (GREC) Guadeloupe composé d’une dizaine de membre provenant de l’Université des Antilles, du BRGM, de l’IPGP-OBSERA, l’INRAe, Flè Kawbon, Office de l’Eau Guadeloupe, de TCGNRG et encadré par l’OREC Guadeloupe (Mesdames Cynthia Bonine et Amélie Belfort).

La rédaction du document a été confiée à Jean-François Dorville et Romain Rochette qui n’a malheureusement pas pu aller au bout du projet par manque de temps.

Le document est destiné aux institutions et au grand public. Il fait un inventaire de la ressource disponible, présente les projections climatiques et leurs effets attendus mais aussi les actions possibles pour les atténuer.

Le document est composé de 40 pages, 22 illustrations, 4 tableaux et 20 photographies. Il est organisé en quatre grandes parties :

  • Une présentation du climat de la Guadeloupe et ses principales caractéristiques
  • Un inventaire de la ressource en eau, principalement celles qui bénéficient d’un suivi administratif
  • Une présentation des prévisions climatiques, essentiellement provenant des projections à l’horizon 2080 du projet C3AF (scénario GIEC RCP8.5) et ces effets attendus sur la ressource et les usages de l’eau
  • Une présentation des leviers d’action, les moyens et les méthodes disponibles pour atténuer les effets avenir.

Le document est librement téléchargeable sur le lien suivant : Cahier_de_l_eau

TCGNRG espère qu’il deviendra un document de référence pour la grande région Caraïbe. Nous restons disponibles pour répondre à toutes questions sur ce sujet (contact@tcgnrg.com).

Lien YouTube de présentation de la vidéo sous-titré

Lien vers article dans la presse

RCI Guadeloupe (13/11/2020) : https://www.rci.fm/guadeloupe/infos/Environnement/Un-cahier-pour-comprendre-la-ressource-en-eau-et-le-changement-climatique-en

France Antilles Guadeloupe (11/11/2020) : https://www.guadeloupe.franceantilles.fr/actualite/environnement/un-webinaire-sur-la-ressource-en-eau-en-guadeloupe-et-le-changement-climatique-580152.php

France Antilles Guadeloupe (17/11/2020): https://www.guadeloupe.franceantilles.fr/actualite/environnement/nos-enfants-devront-apprendre-a-economiser-l-eau-580483.php

5 Novembre 2020, Journée Mondiale pour la Sensibilisation aux Tsunamis

Prise de conscience

Toute personne vivant à proximité d’un plan d’eau (mer, grand lac) doit être conscient qu’elle est potentiellement exposée à des vagues de submersion provoquées par des tremblements de terre, des glissements de terrain, des éruptions volcaniques, mais aussi des explosions d’origine anthropique.

La taille et la forme d’une vague de tsunami dépend de l’énergie qui l’a généré et de son lieu de naissance et de propagation. Il peut être haut de quelques centimètres à plusieurs dizaines de mètres de hauteur et la longueur entre sa crête et son creux aller de plusieurs centaines de mètres a plusieurs centaines de kilomètres.

Prévention

Il est impossible de faire face à une vague de tsunami de plusieurs mètres, seule la fuite est envisageable vers des lieux situés à plusieurs dizaines de mètres de hauteur.

Il est essentiel en ce jour de sensibilisation de repérer les zones possibles d’évacuation et les chemins pour y arriver.

La vitesse de propagation des tsunamis est telle (plusieurs centaines de kilomètre par heure) qu’en fonction de la distance où ils sont générés, ils peuvent mettre plusieurs heures pour impacter une zone et laisser le temps d’évacuer (télé-tsunamis), ou seulement quelques minutes (tsunamis locaux).

Réagir

En bord de mer ou de lac, en cas de changement brutal du niveau de l’eau (à la hausse ou à la baisse) il est essentiel d’évacuer la zone, se tenir informé et aller s’abriter en hauteur.

En apprendre plus :

http://itic.ioc-unesco.org/index.php

https://tsunamiday.undrr.org/learn

Meilleurs vœux 2020

Toute l’équipe de TCGNRG vous souhaite une excellente année 2020 à vous et vos proches !

Dans un environnement où tout semble s’accélérer au point de vue physique l’Humain doit rester au centre du problème en interaction forte avec son milieu (l’eau, la terre, l’air et la vie).

Nos peurs ne proviennent que de nos manques de compréhension ou de l’absence de vérité…The Caribbean Geophysical and Numerical Research Group (Le Groupe de Recherche Caribéen en Géophysique et Systèmes Numériques) aide à la compréhension, l’acquisition et la maîtrise des savoirs à l’échelle du globe ou de la ville.

TCGNRG propose des solutions dans des domaines allant de la production eau douce, l’évaluation des énergies renouvelables, la gestion des échouages de sargasses, la pollution marine et atmosphérique et l’atténuation des risques naturelles.

CARISCIENCE 2019 – Guadeloupe -Fr

Du 20 au 22 octobre 2019, l’Université des Antilles sur le Campus de Fouillole en Guadeloupe a organisé la réunion annuelle du CAS (Académie des Sciences de la Caraïbe) et de CARISCIENCE.

La conférence CARISCIENCE 2019 «CARIBBEAN SCIENCE AND INNOVATION MEETING» (RÉUNION DES SCIENCES ET DE L’INNOVATION DANS LA CARAÏBE) a été l’occasion de récompenser Mme S. Haque pour ses travaux important en astrophysique, en recherche de signe de vie dans l’univers et de vulgarisation scientifique pour la jeunesse et via des émissions de télévision.

Cela a été également l’occasion pour le professeur E. Calais de l’ENS de réaffirmer la grande utilité et les besoins des géosciences dans la Caraïbe. Dans son exposé «Research, Training and Innovation in Earth Science: a Caribbean perspective?» (Recherche, formation et innovation en sciences de la Terre: une perspective caribéenne?), Le professeur Calais a listé les principales applications qui peuvent être effectué pour la communauté à l’aide des géosciences. On peut regretter que sa présentation ait porté essentiellement sur les risques naturels et ne mentionne pas son utilité quotidienne et pour la qualité de la vie quotidienne. Quoi qu’il en soit, cette présentation a confirmé indirectement la politique et les objectifs du Groupe de recherche Caribéen en Géophysique et Numérique (The Caribbean Geophysical and Numerical Research Group). Il a de nouveau validé le projet défendu par le TCG • NRG à l’échelle de la zone des Caraïbes.

Les deux jours de conférence étaient centrés sur quatre thèmes principaux: la biodiversité; la santé; l’agronomie; les risques naturels et la chimie.

Les sessions organisées sont listées ci-dessous:

  • Biodiversité et santé;
  • Biodiversité-Chimie;
  • Risque;
  • Chimie;
  • Biodiversité et Agronomie.

La grande diversité de thèmes présentés lors de cette conférence a été l’occasion pour TCG•NRG de présenter des élément de deux études réalisées en collaboration avec des étudiants de campus de UWI Mona et du département de physique de la Faculté des Sciences et Technologies.

Un poster de Alton Daley sur le potentiel énergétique des vagues autour de la Jamaïque: « The First Steps Towards The Realization Of Energy From Oceanic Waves In Jamaica« (Les premiers pas vers la réalisation de l’énergie issue des vagues océaniques en Jamaïque). Alton présente dans cette étude des résultats intéressant de son étude sur Mphil, en particulier l’état de la mer autour de la Jamaïque. L’affiche est accessible sur ce lien

Le deuxième ouvrage est une présentation orale d’une première expérimentation LoRa pour un réseau de capteurs en Jamaïque. Ces travaux font partie des projets Zachary William Mphil et #JamGreenDesal: «Using LoRa P2P NetworkforAutonomous Seawater Quality Monitor for Green Powering Desalination Plant» (Utilisation du réseau LoRa P2P pour le moniteur de qualité de l’eau de mer autonome pour une usine de dessalement écologique).

La première affiche qui doit être présentée avant le changement par l’organisateur lors d’une présentation orale est disponible sur ce lien.

Les travaux présentés lors de cette conférence étaient de bonne qualité et comportaient de nombreux sujets intéressants axés sur la région des Caraïbes. On peut citer la présentation du Dr Dalila Aldana-Aranda sur la conque: «Scientific Cooperation in the Caribbean: Queen conch (Mollusca) as indicator of Climatic Change. »(La coopération scientifique dans les Caraïbes: le lambi (mollusca), indicateur de Changement climatique)

Journée Nationale de la Qualité de l’Air (18/09/2019)

La France célèbre sa journée nationale de la qualité de l’air le 18 septembre sous l’égide du Ministère de la Transition Écologique et Solidaire.

La qualité de l’air à un effet immédiat sur la santé pour au moins trois éléments essentiels :

  • nous vivons en permanence dans l’atmosphère, à part de courts passages dans de milieux liquide, entre 0 et 15 km au-dessus de la surface de l’eau (couche limite atmosphérique), notre peau et la plus part de nos muqueuses sont en contact permanente avec l’air et ces composés
  • nous devons inhaler au moins 10 à 30 mille litre d’air par jour pour produire l’énergie nécessaire à la vie à l’aide de l’oxygène disponible
  • la forte concentration et diversité de particules fines et de molécules en suspension dans l’air composé d’azote (78 %), d’oxygène (21 %) et autres gaz
Description de la Couche Limite Atmosphérique

Les activités humaines (utilisation de pesticide, combustion de matière fossile et organique), géologique (volcanisme), météorologique (brume de sable) et biologique (fermentation d’algues tassées humides) entre autre, peuvent perturber les concentrations de l’atmosphère et donc sa qualité sur des périodes plus ou moins longue.

Afin d’évaluer qualitative et quantitativement la qualité de l’air dans lequel nous nous déplaçons, et nous respirons des indices ont été mises en place.
Il repose sur la détermination d’une valeur ou d’une couleur indiquant la qualité par rapport à un air de qualité normale ou le risque lié à des particules ou des molécules particulière.
Devant le nombre considérable de particule, les indices regroupent plusieurs voir la totalité polluants.
L’indice atmosphérique (indice ATMO) utilisé en France tient compte de l’Ozone (O3), le Dioxyde de Soufre (SO2), Dioxyde d’Azote NO2 et le PM10 (particule allant jusqu’à 10 micromètre de diamètre). Les évolutions futures de l’indice prévoir l’utilisation des PM25.

Valeur de concentration des polluants utilisé pour calculer l’indice ATMO

L’information de la qualité de l’air doit être corrélée avec nos comportements.
Placé dans un bac a ordure tout être conscience va chercher à s’en extraire rapidement sauf mission particulière.
Une atmosphère de mauvaise qualité doit être évitée.
Il est donc regrettable qu’avec l’information sur les indices atmosphérique ne soit pas clairement demandé au personne d’éviter les comportements à risque immédiats comme les panaches de fumé des cuissons à l’étouffé au charbon de bois (fortement producteur de particules fine) ou courir le long des routes et autoroutes en fin de journée pendant les fortes affluences.
Parler de situations pas assez palpables (cad pas visible ou trop éloignées) ne permet pas la conceptualisation de la pollution, rend la notion trop abstraite et ne permet pas l’acceptation de comportement fortement impactant sur les modes de vie et l’économie. Mais assure une vie meilleure plus en santé, plus apaisé et moins violente.

L’information, surtout celle travaillée comme les indices, veut dire quelques que chose et doit être comprise et acceptée. TCGNRG participe à cette compréhension et cette prise de conscience à l’aide de formations adaptées, de conseils et de modélisations atmosphérique et de comportement humain, n’hésitez pas à nous consulter pour plus d’information.

Indice atmosphérique à l’échelle mondiale : https://waqi.info/fr/

Conférence Internationale Sargasses, Guadeloupe 2019 : une première analyse

Du 23 au 26 octobre la Région Guadeloupe se veut le point de convergence des savoirs et techniques de mitigation des effets des algues Sargasses via l’organisation d’une conférence internationale financée par le programme européen de coopération régional InterReg Caraïbe.

Les objectifs de cette conférence présentée pendant la mise en place du comité de pilotage (COPIL) le 16 avril 2016 sont :

  • mieux comprendre le phénomène à l’échelle de la Caraïbe;
  • avoir une expérience partagée en matière de collecte, traitement et valorisation des algues;
  • inscrire à l’agenda politique international la problématique de l’invasion massive de ces algues.

La réponse au premier point ne peut venir que de la recherche et des innovations technologiques. Cet objectif demande donc un véritable investissement en ressources humaines compétentes.

Le second point pose la question de l’efficacité des méthodes déjà expérimentées qui présentent toutes des inconvénients majeurs qui aggravent considérablement la ressource environnementale. Le niveau de connaissance actuel est bien trop limité pour évaluer les conséquences à moyen et long terme.

Le troisième point quant à lui s’apparente à un vœu pieux. Comment collaborer politiquement pour atténuer un phénomène dont les origines et les modes de croissance, la distribution spatiale et temporelle sont aussi mal connus voir n’ont même pas encore fait l’objet d’étude. L’absence de frontière, ou de barrières naturelles, lors des déplacements des algues pélagique impose de régler les situations d’invasion aux échelles locales. L’espoir d’une solution clé en main ne repose que sur les convictions de commerciaux prédateurs.

Une première analyse


Fig. 1: Répartition des sujets en volume horaire au cours de la Conférence Internationale Sargassum2019 en Guadeloupe, DFA

Le programme de la conférence international a été dévoilé la semaine dernière (semaine 36). N’ayant pas accès au programme détaillé, une analyse quantitative peut être mené afin d’appréhender l’essence de cette conférence.

Sur les quatre jours d’événement on peut noter le grand nombre d’actions de communication (Fig. 1) avec une diffusion publique de documentaire, une débat télévisé, un débat grand publique et une conférence de presse soit au total 5h52 min (2h30min + 1h30min + 1h + 52min).

L’état de lieu sur les connaissances, réservé à la première journée se limite à 3h15min, pause incluse. Le reste de la journée est réservé au débat télévisé et à la présentation des projets sélectionnés pour l’Appel À Projet Sargassum .

Le partage d’expérience du vendredi 25 octobre semble plus fourni répartie sur 4h30min, laissant la part belle au cas de la République Dominicaine et du Mexique, où la problématique essentielle tourne autour de préservation des sites exploités par l’industrie touristique (>8 millions de visiteurs en 2018 Quintana Roo-Cancun- >6,5 millions en République Dominicaine). Le reste du temps étant réservé au mode de financement et au débat Grand public.

La dernière journée abordera le problème de la coopération dans lutte contre les sargasses et les stratégies régionales et internationales d’environ 3 heures. Il faut espérer que cette petite matinée permettra de faire l’ensemble des états et région présentes, tous concurrents à la fois sur le tourisme, la pêche et les ressources minières marines, mettent de côté leur différence afin de mettre en commun leurs ressources humaines et leurs savoirs. La présence annoncée du Premier ministre de la République française, Édouard Philippe, ne devrait rien changer. Malgré l’accord de Paris, la France fait peu de choix en faveur de la nature et de la santé publique.

Conclusion

Cette analyse sommaire donne une vision des objectifs de cette conférence, malheureusement éloignée de la vision de TCGNRG et possiblement de la résolution de cette situation.

Il faut rappeler ce qui est nommé par beaucoup comme la crise des Sargasses est dans les faits un déséquilibre à l’échelle de l’Atlantique et de la plus part des aires côtières des nutriments (azote, phosphore, etc.) qui favorisent la croissance des algues. Pendant leur phase pélagique la croissance et la reproduction (par bouturage) des algues sargasses n’est pas stoppée.

À ce déséquilibre s’ajoute une incapacité structurelle et intellectuelle de repenser la gestion de la matière organique dans un système environnemental trop industrialisé.