5 Novembre 2020, Journée Mondiale pour la Sensibilisation aux Tsunamis

Prise de conscience

Toute personne vivant à proximité d’un plan d’eau (mer, grand lac) doit être conscient qu’elle est potentiellement exposée à des vagues de submersion provoquées par des tremblements de terre, des glissements de terrain, des éruptions volcaniques, mais aussi des explosions d’origine anthropique.

La taille et la forme d’une vague de tsunami dépend de l’énergie qui l’a généré et de son lieu de naissance et de propagation. Il peut être haut de quelques centimètres à plusieurs dizaines de mètres de hauteur et la longueur entre sa crête et son creux aller de plusieurs centaines de mètres a plusieurs centaines de kilomètres.

Prévention

Il est impossible de faire face à une vague de tsunami de plusieurs mètres, seule la fuite est envisageable vers des lieux situés à plusieurs dizaines de mètres de hauteur.

Il est essentiel en ce jour de sensibilisation de repérer les zones possibles d’évacuation et les chemins pour y arriver.

La vitesse de propagation des tsunamis est telle (plusieurs centaines de kilomètre par heure) qu’en fonction de la distance où ils sont générés, ils peuvent mettre plusieurs heures pour impacter une zone et laisser le temps d’évacuer (télé-tsunamis), ou seulement quelques minutes (tsunamis locaux).

Réagir

En bord de mer ou de lac, en cas de changement brutal du niveau de l’eau (à la hausse ou à la baisse) il est essentiel d’évacuer la zone, se tenir informé et aller s’abriter en hauteur.

En apprendre plus :

http://itic.ioc-unesco.org/index.php

https://tsunamiday.undrr.org/learn

Conférence Internationale Sargasses, Guadeloupe 2019 : une première analyse

Du 23 au 26 octobre la Région Guadeloupe se veut le point de convergence des savoirs et techniques de mitigation des effets des algues Sargasses via l’organisation d’une conférence internationale financée par le programme européen de coopération régional InterReg Caraïbe.

Les objectifs de cette conférence présentée pendant la mise en place du comité de pilotage (COPIL) le 16 avril 2016 sont :

  • mieux comprendre le phénomène à l’échelle de la Caraïbe;
  • avoir une expérience partagée en matière de collecte, traitement et valorisation des algues;
  • inscrire à l’agenda politique international la problématique de l’invasion massive de ces algues.

La réponse au premier point ne peut venir que de la recherche et des innovations technologiques. Cet objectif demande donc un véritable investissement en ressources humaines compétentes.

Le second point pose la question de l’efficacité des méthodes déjà expérimentées qui présentent toutes des inconvénients majeurs qui aggravent considérablement la ressource environnementale. Le niveau de connaissance actuel est bien trop limité pour évaluer les conséquences à moyen et long terme.

Le troisième point quant à lui s’apparente à un vœu pieux. Comment collaborer politiquement pour atténuer un phénomène dont les origines et les modes de croissance, la distribution spatiale et temporelle sont aussi mal connus voir n’ont même pas encore fait l’objet d’étude. L’absence de frontière, ou de barrières naturelles, lors des déplacements des algues pélagique impose de régler les situations d’invasion aux échelles locales. L’espoir d’une solution clé en main ne repose que sur les convictions de commerciaux prédateurs.

Une première analyse


Fig. 1: Répartition des sujets en volume horaire au cours de la Conférence Internationale Sargassum2019 en Guadeloupe, DFA

Le programme de la conférence international a été dévoilé la semaine dernière (semaine 36). N’ayant pas accès au programme détaillé, une analyse quantitative peut être mené afin d’appréhender l’essence de cette conférence.

Sur les quatre jours d’événement on peut noter le grand nombre d’actions de communication (Fig. 1) avec une diffusion publique de documentaire, une débat télévisé, un débat grand publique et une conférence de presse soit au total 5h52 min (2h30min + 1h30min + 1h + 52min).

L’état de lieu sur les connaissances, réservé à la première journée se limite à 3h15min, pause incluse. Le reste de la journée est réservé au débat télévisé et à la présentation des projets sélectionnés pour l’Appel À Projet Sargassum .

Le partage d’expérience du vendredi 25 octobre semble plus fourni répartie sur 4h30min, laissant la part belle au cas de la République Dominicaine et du Mexique, où la problématique essentielle tourne autour de préservation des sites exploités par l’industrie touristique (>8 millions de visiteurs en 2018 Quintana Roo-Cancun- >6,5 millions en République Dominicaine). Le reste du temps étant réservé au mode de financement et au débat Grand public.

La dernière journée abordera le problème de la coopération dans lutte contre les sargasses et les stratégies régionales et internationales d’environ 3 heures. Il faut espérer que cette petite matinée permettra de faire l’ensemble des états et région présentes, tous concurrents à la fois sur le tourisme, la pêche et les ressources minières marines, mettent de côté leur différence afin de mettre en commun leurs ressources humaines et leurs savoirs. La présence annoncée du Premier ministre de la République française, Édouard Philippe, ne devrait rien changer. Malgré l’accord de Paris, la France fait peu de choix en faveur de la nature et de la santé publique.

Conclusion

Cette analyse sommaire donne une vision des objectifs de cette conférence, malheureusement éloignée de la vision de TCGNRG et possiblement de la résolution de cette situation.

Il faut rappeler ce qui est nommé par beaucoup comme la crise des Sargasses est dans les faits un déséquilibre à l’échelle de l’Atlantique et de la plus part des aires côtières des nutriments (azote, phosphore, etc.) qui favorisent la croissance des algues. Pendant leur phase pélagique la croissance et la reproduction (par bouturage) des algues sargasses n’est pas stoppée.

À ce déséquilibre s’ajoute une incapacité structurelle et intellectuelle de repenser la gestion de la matière organique dans un système environnemental trop industrialisé.

Sites Remarquables et Échouage de Sargasses : la dangereuse Porte d’Enfer

Les sargasses (Sargassum fluitans et natans) sont depuis 2011 les principales espèces d’algues flottantes pélagiques visibles s’échouant sur les côtes caribéennes. Leurs échouages sont fortement influencés par les courants marins et la configuration des lignes de côte (aménagement humains inclus). L’arrivé des radeaux d’algue denses ou éparses provoquent des perturbations écologiques du fait de la quantité de matière organique (composé de carbone C, hydrogène H, Oxygène O, Azote N, Phosphore P et Soufre S) qu’elle apporte et de la rapidité des échouages. Les radeaux de sargasses se déplacent sous l’effet du vent, des vagues, des courants marins et de la marée. Ils abritent une grande variété de colonies de planctons, de poissons et de crustacés. Les besoins en oxygène des sargasses ajoutées à la mauvaise qualité des eaux côtières peu profondes provoquent des asphyxies et une décomposition anoxique -fermentation- générant des gaz toxiques tel que le sulfure d’hydrogène (H2S), ammoniac (NH3), les thiols (R-SH) mais aussi des gaz à effet de serre tel que le méthane (CH4).

Ces processus de décomposition sans oxygène sont l’objet de nombreuses polémiques, crises sanitaires, économiques et écologiques. Les solutions retenues dans les Antilles-Françaises sont des ramassages mécanisés et des dragages d’urgence provoquant importantes destructions des plages et des ports. Les concentrations de deux des gaz les plus toxiques (H2S & NH3) sont contrôlés afin de pouvoir évacuer les populations en cas de risque. Malgré des taux mesurés de plus de 10ppm de H2S (Valeur Limite -Exposition- à Courte Durée VLCT) aucune évacuation n’a été opéré depuis 2011.

Les sites remarquables

De nombreuses plages sont considérées comme étant des sites remarquables. Ils attirent de nombreux visiteurs et constituent le potentiel touristique de nos pays en voie de développement. La présence de sargasses provoque la dégradation de la qualité des eaux de baignade, du potentiel paysagé et de la qualité de l’air. Ces sites qui sont mis en avant et exploités par l’industrie touristique, offrent une rentabilité importante du fait du peu d’entretien nécessaire.
La gestion de ces sites, en général, fait l’objet de la mise en commun d’un grand nombre d’intervenants rendant les démarches plus complexes mais pas forcément plus compliqué. Cet état complexe ne peut en aucun cas justifier leur pollution à long terme.

Plage de Porte-d-Enfer

La plage de Porte-d-Enfer (16.48°N, 61.44°O) à Anse-Bertrand (connue sous le nom de Trou à Man Coco) à connue depuis les dernières années de nombreux échouages massives de sargasses (voir galerie de photos) provoquant du fait de sa configuration géographique le blocage partiel ou complet de la crique et une couche épaisse (plus de 15 cm de hauteur) d’algues compactées en décomposition. Dans les conditions favorables la production des bio-gaz s’opère sur toute la colonne de sargasses humide. On peut l’observé par la présence de bulles (sous forme de colonnes) voir par la dispersion de biofilms de bactéries sulfato-réductrices de couleur grisâtre à la surface.

Dans ces cas d’échouages massives (exemple septembre 2018, janvier et juillet 2019) la baignade est impossible et sanitairement dangereuse. La présence dans la zone (jusqu’à 500 m) du bassin est risquée car la production de bio-gaz y est importante, non homogène et fortement variable. La température de l’eau favorise la production des sulfures d’hydrogène (H2S) et de l’ammoniaque (NH3) durant les heures les plus ensoleillées de la journée (9h-17) et donc le risque pendant les périodes d’affluence. Les variations de temps comme les pannes de vent ou les chutes de pression favorisent les fortes concentrations.

Nettoyage – atténuation des effets des échouages

Le site est naturellement nettoyé pendant les phases de forte houle qui assurent le reflux de la matière organique et la re-oxygénation du bassin.
La saison de pluie permet les écoulements dans d’embouchure d’un torrent qui favorise le reflux et le nourrissement de la plage en sable.
Les méthodes mécanisées de ramassage mise ne place par la municipalité et les services de l’État ne fonctionnent que pour les échouages de faible quantité. Une tentative de mise en place d’un barrage flottant à été un échec. Le ramassage à l’aide de pelle à chenille endommage fortement la plage et les routes avoisinantes ainsi qu’une pollution aux produits pétroliers (voir image tracto-pelle).
Le nettoyage manuel reste à la fois le plus efficace et le plus respectueux de l’écosystème du site, mais n’est malheureuse pas mise en application.

Protection des populations

On compte 22 relevés de H2S et NH3 depuis 2018 avec des mesures effectués à l’aide d’appareil portable sur 15 min. Aucun mesure n’a indiqué de valeurs limite d’exposition, les valeurs maximales relevées sont de 1,9 ppm pour le H2S (24/04/2018) et de 36 ppm pour le NH3 (28/05/2018). On peut s’interroger de la validité de ces mesures quand on sait que la surface potentielle de production de bio-gaz en cas de couverture total est 14.000m2 alors que les zones d’échouage produisant des bio-gaz est rarement supérieur à 5000m2 en Guadeloupe (cas du port de pêche de Capesterre-Belle-Eau). Les commentaires faits par les usagés de la zone confirme cette interrogation.

Malgré tout ces mesures sont très supérieures aux valeurs d’exposition chronique et sub-chronique limite de 0,02 ppm pour le H2S et 0,71 ppm pour le NH3 [HCSP 08/06/2019]1. L’exposition sub-chronique est une exposition d’un à plusieurs mois ce qui fut le cas entre mars et juillet 2018 d’après les relevés publiés par l‘ARS Guadeloupe.

Deux dernières valeurs de H2S mesurées le jeudi 18 juillet 2019 et le lundi 12 août 2019 atteignent respectivement 5,2 et 4,2 ppm, valeurs d’alerte (>5 ppm) pour les travailleurs suivant la réglementation française

Aucun panneau de signalisation n’est visible pour alerter les passants (et les touristes) des risques sanitaires en périodes d’échouage et d’émanation de gaz toxique. Sans connaissance du site nombre de passant, enfants et personnes âgées, restent admirer les échouages sans prendre en compte le risque sanitaire graves.

Dans le cas de la crise des algues vertes (Ulve -dite laitue de mer-) de Bretagne il a fallut près de dix ans, des mortes de sangliers, de chevaux, de chien et de plusieurs joggeurs avant de voir apparaître sur les plages des panneaux d’information officiels.

Il est donc urgent de reconnaître que la santé humaine à plus de valeur que la réputation (ou l’image) d’un site touristique. Il est essentiel que les autorités protègent les populations et les touristes en informant intelligemment du risque non-permanent lié au échouage de sargasses. Ceci est particulièrement vrai pour des territoires qui misent sur un développement touristique durable.

Le Groupe de Recherche Caribéen en Géophysique et Système Numérique (TCGNRG) reste à votre disposition pour vous accompagner (collectivités, entreprises de ramassage et particuliers) afin de sécuriser au mieux les lieux en tenant compte des conditions environnementales.

Exemple de mouvement de tas flottant de sargasses en décomposition

Dernière mise à jour (7/09/2019)

Depuis 20 août 2019 un arrêté municipal (voir photo ci-dessus) interdit toute activité nautique. Il faut félicité cette première décision plaine de bon sens. Mais malgré tout la mauvaise visibilité de l’affichage et le manque de pictogramme pour les personnes ne lisant pas le français empêche de véritablement mettre en garde face aux risques liés à la présence d’algue en décomposition depuis plus de deux mois.

Au moment ou les photos ont été prise un chasseur sous-marin sortait de l’eau sans avoir remarqué les affiches

Ramassage de Sargasses à Marie-Galante : juillet 2019

Les arrivées de sargasses fin juillet 2019 ont été très fréquentes en particulier sur la côte Est de l’île de Marie-Galante. La commune de Capesterre est la plus la plus impactée par les échouages, la stagnation et la décomposition des algues du fait de son exposition direct aux courants marins atlantiques et aux Alizés. La barrière de corail située à 500m de la ligne de côte complexifie la circulation des eaux.

Les eaux peu profondes qui entourent la bande côtière urbanisée de la commune (voir carte #1) restent chaudes car peu rafraîchies par les masses d’eaux océaniques qui passent difficilement les chenaux dessinés par le corail. Les périodes les plus favorables au renouvellement des masses d’eaux de ce lagon interviennent durant les fortes houles, où de grandes quantités d’eau pénètrent par débordement (déferlement des vagues).

Carte #2: Position moyenne sur 7 jours des radeaux de sargasses détectés dans l’Atlantique tropical ouest

Ces conditions donnent des eaux le plus souvent peu oxygénées et sensibles aux pollutions. La présence d’une quantité importante de matière organique favorise la décomposition anoxique (fermentation) et la production de gaz toxique tel que le sulfure d’hydrogène (H2S), l’ammoniaque (NH3) ou les mercaptans (Thiols). Les rejets d’eau pluviales et le dysfonctionnement des stations d’épurations provoquent l’eutrophisation de la zone caractérisée par la présence de nombreuses algues vertes et des pollutions saisonnières.

En cas d’échouage de sargasses il est essentiel de ramasser rapidement les algues mortes afin de limiter les risques de pollution atmosphérique et aquatique et d’éviter d’exposer la population à des taux de H2S ou NH3, supérieur aux valeurs d’exposition sub-chroniques respectivement de 0,02 ppm pour H2S et de 0,71 ppm pour le NH3 [HCSP 08/06/2018] pendant plus de 15 à 30 jours.

Ce ramassage bien qu’étant important et urgent, ne peut pas se faire dans n’importe quelle condition et sans respecter des règles. Le 24 juillet 2019 nous avons encore eu un exemple inquiétant des mauvaises pratiques qui sont en cours (voir photo #1 et photo #2)

  • absence de délimitation de la zone de travaux
  • absence de signalisation quant aux risques associés
  • utilisation de machines non-adaptées dans les conditions dangereuses
  • mauvais choix des lieux de ramassage, etc.

TCGNRG peut contribuer à la mise en place de procédures de ramassage respectueuses des sites naturelles, des conditions environnementales, de la sécurité et de la santé publique et des travailleurs. N’hésitez à contacter nos services

contact@tcgnrg.com

Pollution aux eaux usées à Sarrault Petit-Bourg

Station_Epuration_Sarrault#2
Station d’épuration de Sarrault

En Guadeloupe, depuis plusieurs mois, voir années, de nombreuses stations d’épuration (très petites, petites ou grandes) sont en dysfonctionnement voir en panne. Elles sont à l’arrêt ou ne fonctionnent que quelques jours par mois. Les eaux usées (c-a-d égout, eau pluviale) sont rejetées sans traitement sur les côtes. Ces rejets peuvent provoquer des dépassements des seuils de pollution durant plusieurs jours.

Les eaux côtières représentent des quantités peu profonde mais capable de diluer la pollution physique (température, particules), chimique (détergent, antibiotique) et biologique (matière organique, bactérie) à l’aide des courants marins et des vagues. L’absence de grandes marées dans les Petites-Antilles limite la capacité des zones côtières à faire tampon aux rejets.

La pollution provoque la diminution de la quantité d’oxygène dissout avec de l’eutrophisation, particulièrement pendant les périodes chaudes (février-août). Sans oxygène les poissons et les herbes marines meurent asphyxiés et la matière organique c’est-à-dire les feuilles, le bois mort, les algues, la matière fécale vont se décomposer en suivant des filières anaérobiques produisant des gaz tel que le méthane (CH4), l’ammoniaque (NH3), le sulfure d’hydrogène (H2S) ou les mercaptans avec des effets sur la santé humaine et l’environnement. Le méthane est un gaz à effet de serre 25 fois plus stable que le dioxyde de carbone (CO2) et le sulfure d’hydrogène provoque des troubles respiratoires et sensoriels (perte de l’odorat) voir la mort en cas de forte exposition. On parle de décès probable pour des concentrations à plus de 500ppm durant quelques minutes ou des problèmes cardiaques avec une exposition quotidienne de l’ordre de 0,05ppm).

Le cas de la station de la place Sarrault dans la commune de Petit-Bourg (voir carte) est inquiétant car à sa panne est associée à des arrivages de sargasses, la présence des effluents d’une seconde usine de traitement d’eaux usées en dysfonctionnement (depuis la Ravine Onze Heure), la présence de zones de mangrove concentratrices de matière organique et la présence de nombreux herbiers marins qui perdent leurs feuilles à chaque forte houle.

Dans le centre de Petit-Bourg, les effets de la panne de la station d’épuration sont surtout olfactifs avec l’odeur des eaux usées associés à la décomposition accélérée des sargasses bloquées et déchiquetées par les vagues sur la côte, dans les zones de faibles profondeurs.

Station_Epuration_Sarrault#1
Station d’épuration de Sarrault

Les taux de gaz comme l’ammoniac et le sulfure d’hydrogène sont fluctuants du fait l’instabilité du vent à la côte et des températures de l’eau de mer et des effluents. Ils dépassent souvent les limites utilisées pour la sécurité au travail.

Les autres effets sont liés à la qualité de l’eau et la présence de bactéries et de toxines. Les bancs sargasse sont des écosystèmes autonomes autour desquelles de nombreuses espèces de poissons prolifèrent attirant les pêcheurs amateurs directement dans le panache des effluents. Le mode de cuisson du poisson aux Antilles généralement à haute température (c-a-d friture, grillade, bouillon) limite les risques d’intoxication mais ne l’annule pas.

Il faut espérer que des mesures seront prises pour assurer la maintenance des équipements environnementaux essentiels et garantir la santé publique. Ou au moins informer les populations, sur les risques et conduites à tenir voir interdit la pêche à la ligne dans cette zone.

TCGNRG (JFD)

#Pollution #Eutrophisation #EauxUsées #Sarrault #PetitBourg #Guadeloupe

#JamGreenDesal #Fr Blog #2

Le désalinisation est le processus qui permet d’éliminer la majeure partie des minéraux dissous en excès dans l’eau salée (eau de mer, eau souterraine ou lac salé). Plusieurs méthodes sont disponibles: filtration (osmose inverse), thermique ou chimique.

Le Jamaican Green Desalination Project (Désalinisation Verte en Jamaïque) vise à concevoir une installation de dessalement adaptée alimentée par les énergies vertes disponibles en Jamaïque (vent, solaire et vague). Ce second poste présente les principes de base de la désalinisation. Toutes ces méthodes nécessitent de l’énergie pour séparer les minéraux (ex: NaCl, Mg (OH) 2, CaSO4, etc.) de l’eau (H2O).

Une enquête est toujours en cours pour mieux comprendre la relation entre la Jamaïque et l’eau douce. Si vous avez 5 minutes et que vous résidez ou avez résidé en Jamaïque, aidez-nous et répondez au sondage sur le lien

#EnergiesVertes #BesoinEnEnergie #EnergiesRenouvelables #Desalinisation #ChangementClimatique #EauPotable

#JamGreenDesal : Sondage Eau Douce en Jamaïque

Afin de récupérer des informations essentielles sur l’eau douce et la Jamaïque pour le Jamaican Green Desalination Project (Desalination Verte Jamaïcaine, #JamGreenDesal), UWI Mona et le TCGNRG lancent une enquête publique sur l’eau douce en Jamaïque. L’objectif est d’avoir environ deux mille réponses pour avoir un point de vue significatif sur cette relation complexe qui deviendra plus difficile avec l’effet du changement climatique. Le triplet développement économique – respect de l’environnement – bien-être humain est antagoniste et demandera de nombreuses connaissances pour parvenir à un équilibre.

Nous vous invitons à répondre et à diffuser le lien du sondage qui sera ouvert jusqu’en octobre 2019.

https://tinyurl.com/y5s3e3e6

Les résultats du sondage seront disponibles sur la page Web du TCGNRG très rapidement

#JamGreenDesal #Fr Blog#1

Quelques nouvelles: Le projet ‘Jamaican Green Desalination Project’ (#JamGreenDesal) a été officiellement lancé dans sa phase publique. Ce projet est une collaboration entre l’Université des West-Indies de Jamaïque (UWI Mona) et le TCGNRG. Dirigé par Zachary Williams à travers son Master. Pour plus d’informations suivre la page officielle du projet.

Ce projet tente de créer des outils permettant de concevoir une centrale de désalinisation alimentée par des énergies renouvelables (c’est-à-dire : solaire, éolien, énergie des vagues)

En parallèle, une enquête est en cours pour mieux comprendre la relation entre la Jamaïque et l’eau douce. Si vous avez 5 minutes et que vous résidez en Jamaïque, aidez-nous et répondez au sondage sur le lien

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSc2CE4qNqlVrc5sp3uxKOlZx4khx4jwfT-LVzd8c3ajuvypQg/viewform?usp=pp_url

Sargasses sur la côte ouest de la Martinique

Illustration 1 : Données océanographiques et météorologiques du début juin 2019

Le 1 et le 2 juin 2019 des échouages de sargasses ont été observés sur la côte caraïbe de la Martinique (Fort-de-France, Schoelcher). Ce type d’échouage est rare, depuis 2011 et la sur-abondance de radeaux dérivant de sargasses dans l’Atlantique Nord et la mer des Caraïbes.

Chaque année un ou deux échouages sont observés sur cette côte de Fort-de-France au Prêcheur. Ils n’ont lieu qu’en cas de conditions océanographique et météorologique favorable.

La panne des Alizés ressentie après le passage d’une onde tropicale a favorisé l’action des courants marin de Sud-Ouest. Les bancs de sargasses remontent généralement vers le nord en longeant la côte caraïbe poussés par le vent d’Est et les courants marins. Ce dimanche 2 juin les algues pélagiques ont pu être piégées par les eaux peu profondeurs des criques et des baies.

En deux jours de présence, la décomposition des algues à obligé leur ramassage sur la petite crique artificialisée de Batelière à Schoelcher (200m x 500m), du fait d’émanation de di-oxyde de sulfure et d’ammoniac (SO2, NH3). Cette rapide décomposition peut évidement s’expliquer par l’age des radeaux qui se sont échoués. Mais aussi par les températures de l’eau (27.9-28.5°C) relativement élevé qui diminue les concentrations d’oxygène dissout dans l’eau de l’ordre de 1 à 2 mg par litre et donc la décomposition anoxique (c-a-d sans oxygène).

La qualité des eaux est un autre élément à prendre en compte. Seule la qualité pour la baignade est suivit en continue. La dernière carte, éditée par l’ARS, disponible de (voir illustration 2) indique pour la plage de la Batelière à une qualité ‘bonne’. Cette mesure est trompeuse car elle n’indique que la fréquence de la présence de certaines bactéries d’origine fécale mais pas la capacité de l’écosystème à résister à une pollution anthropique ou naturelle.

Illustration 2: Carte de la qualité des eaux de baignades Martinique 2018

Les eaux de ruissellement lié à cette onde tropicale (donner un nom) à dégrader la qualité de l’eau, sur le point biologique et physico-chimique, rendant la zone plus sensible à la présence de grande quantité d’organisme vivant.

Il est essentiel de tenir plus compte de la qualité des eaux de baignade dans la détermination des zones exposé au risque de pollution par décomposition des algues de type sargasse. Afin de mieux préparer les procédures de ramassage et les équipements nécessaires.

TCGNRG peut vous aider à concevoir de meilleurs cartes de risque de sur-concentration d’algue en fonction des conditions environnementales et de mieux adapter vos procédures de ramassage et de valorisation de la matière organique. N’hésitez pas à nous contacter

La biodégradation des sargasses produit de la boue de décomposition

La biodégradation des algues sargasses est un procédé micro-biologique complexe qui est fortement dépendant des conditions environnementales. La décomposition dans une zone d’activité humaine peut être gênante olfactivement et même devenir toxique en fonction des émissions de sulfure d’hydrogène, d’ammoniaque et de mercaptan entre autres. Les variations de la force et de la direction du vent, de la pression atmosphérique à la surface, des températures de l’air et de l’eau peuvent modifier rapidement et pour des temps plus ou moins longs les concentrations de biogaz. Le transport éolien toujours présent peut advecter les gaz sur de longues distances et intoxiquer un grand nombre de personnes.

Cette biodégradation qui se produit le plus souvent en milieu aquatique (ou fortement humide) peut passer par des phases de fermentation et de putréfaction qui modifient la qualité des eaux avec des effets plus ou moins localisés. Dans un port ou une zone semi-fermée avec de faibles échange de masse d’eau les variations d’acidité et de concentration d’oxygène dissous peuvent impacter le biotop et supprimer toutes traces de vie. Il est donc essentiel de suivre l’évolution de la qualité des eaux et des processus de dégradation.

Photo du port polyvalent de la Vinaigrerie à Petit-Bourg, Guadeloupe, DAF, partiellement recouvert de boue de décomposition des algues sargasses.

TCGNRG peut vous aider à la gestion de ces pollutions atmosphériques et aquatiques en monitorant, simulant et prévoyant les émissions et la propagation des gaz et des déchets associés. Nous proposons aussi de la formation à la gestion et l’entretien des ports, des plages et des eaux côtières. Nécessitez pas à nous contacter!