Le
désalinisation est le processus qui permet d’éliminer la majeure
partie des minéraux dissous en excès dans l’eau salée (eau de mer,
eau souterraine ou lac salé). Plusieurs méthodes sont disponibles:
filtration (osmose inverse), thermique ou chimique.
Le Jamaican Green Desalination Project (Désalinisation Verte en Jamaïque) vise à concevoir une installation de dessalement adaptée alimentée par les énergies vertes disponibles en Jamaïque (vent, solaire et vague). Ce second poste présente les principes de base de la désalinisation. Toutes ces méthodes nécessitent de l’énergie pour séparer les minéraux (ex: NaCl, Mg (OH) 2, CaSO4, etc.) de l’eau (H2O).
Une enquête est toujours en cours pour mieux comprendre la relation entre la Jamaïque et l’eau douce. Si vous avez 5 minutes et que vous résidez ou avez résidé en Jamaïque, aidez-nous et répondez au sondage sur le lien
Illustration 1 : Données océanographiques et météorologiques du début juin 2019
Le 1 et le 2 juin 2019 des échouages de sargasses ont été observés sur la côte caraïbe de la Martinique (Fort-de-France, Schoelcher). Ce type d’échouage est rare, depuis 2011 et la sur-abondance de radeaux dérivant de sargasses dans l’Atlantique Nord et la mer des Caraïbes.
Chaque année un ou
deux échouages sont observés sur cette côte de Fort-de-France au
Prêcheur. Ils n’ont lieu qu’en cas de conditions océanographique
et météorologique favorable.
La panne des Alizés
ressentie après le passage d’une onde tropicale a favorisé
l’action des courants marin de Sud-Ouest. Les bancs de sargasses
remontent généralement vers le nord en longeant la côte caraïbe
poussés par le vent d’Est et les courants marins. Ce dimanche 2
juin les algues pélagiques ont pu être piégées par les eaux peu
profondeurs des criques et des baies.
En deux jours de
présence, la décomposition des algues à obligé leur ramassage sur
la petite crique artificialisée de Batelière à Schoelcher (200m
x
500m),
du fait d’émanation de di-oxyde de sulfure et d’ammoniac (SO2,
NH3). Cette rapide décomposition peut évidement s’expliquer par
l’age des radeaux qui se sont échoués. Mais aussi par les
températures de l’eau (27.9-28.5°C)
relativement élevé qui diminue les concentrations d’oxygène
dissout dans l’eau de l’ordre de 1 à 2 mg par litre et donc la
décomposition anoxique (c-a-d sans oxygène).
La qualité des eaux est un autre élément à prendre en compte. Seule la qualité pour la baignade est suivit en continue. La dernière carte, éditée par l’ARS, disponible de (voir illustration 2) indique pour la plage de la Batelière à une qualité ‘bonne’. Cette mesure est trompeuse car elle n’indique que la fréquence de la présence de certaines bactéries d’origine fécale mais pas la capacité de l’écosystème à résister à une pollution anthropique ou naturelle.
Illustration 2: Carte de la qualité des eaux de baignades Martinique 2018
Les eaux de
ruissellement lié à cette onde tropicale (donner un nom) à
dégrader la qualité de l’eau, sur le point biologique et
physico-chimique, rendant la zone plus sensible à la présence de
grande quantité d’organisme vivant.
Il est essentiel de
tenir plus compte de la qualité des eaux de baignade dans la
détermination des zones exposé au risque de pollution par
décomposition des algues de type sargasse. Afin de mieux préparer
les procédures de ramassage et les équipements nécessaires.
TCGNRG peut vous aider à concevoir de meilleurs cartes de risque de sur-concentration d’algue en fonction des conditions environnementales et de mieux adapter vos procédures de ramassage et de valorisation de la matière organique. N’hésitez pas à nous contacter
TCGNRG a récemment publié en collaboration avec l’Université des Antilles un article sur la qualité de l’air dans le centre de l’archipel de la Guadeloupe.
Résumé court en français Cet article présente une étude sur les concentrations d’ozone atmosphérique (O3), d’oxydes d’azote (NOx = NO + NO2) et de leur variabilité dans l’air ambiant sur trois sites d’un archipel en zone tropicale modérément urbanisé. Une analyse statistique a été effectuée sur un ensemble de cinq années de mesure (2008-2012) presque complète (> 80%). Il n’existe que peu d’études sur ces polluants et leur comportement saisonnier dans la zone Caraïbes, où les niveaux de pollution et la configuration des villes sont différents de ceux des mégapoles. Les analyses sont axées sur les variations de polluants à l’échelle du jour, de la semaine et de la saison, en utilisant des données horaires. Les observations montrent que les concentrations de NOx sont plus élevées pendant la saison des pluies, alors que les concentrations d’O3 sont plus élevées pendant la saison sèche. L’amplitudes des variations de l’ozone sont fortement influencées par les conditions météorologiques (température, rayonnement global et vitesse du vent) et les niveaux d’oxyde d’azote. Un effet dit « ozone week-end effect » a été détecté avec une amplitude maximale dans la ville, où l’activité anthropique est la plus faible pendant le week-end. En raison de la nature et de l’origine des polluants, les émissions de NOx présente une plus grande variabilité temporelle que l’O3. Nos résultats démontrent le besoin de mesurer en continue les composés organiques volatils (COV) afin de mieux quantifier leur contribution à la formation d’O3 dans un contexte insulaire où de nombreuses sources naturelles ont déjà été identifiées.
Répercussion de l’étude L’analyse statistique des cinq années de mesure de concentrations de NOx et d’O3 à été réalisé pour une zone faiblement industrialisée de la région Caraïbes. La qualité de l’air respecte les normes de l’Organisation Mondiale de la Santé pour ces composants, leur distribution spatiale, les sources de pollution et le niveau d’industrialisation. Les observations montrent les mêmes comportements que ceux observés dans les mégapoles mais aussi un fort impact des conditions météorologiques et du trafic routier. Les comportements de O3 ne peuvent pas être entièrement expliqués sans tenir compte des COV. La localisation et le type des Stations de la Qualité de l’Air (AQS) devraient être reconsidérés pour améliorer la précision des mesures de concentration de polluant et mieux comprendre leurs comportements.